Fiche technique n° 14 : L'éclairage des bacs plantés Imprimer
Dimanche, 08 Juin 2008 11:32

Le BIOLUX d'Osram eau douce tropicale

Auteur : Jean-Paul Chicheret

À une certaine époque (totalement révolue !) on calculait l'éclairage d'un bac sur la base d'un nombre de watts par litre d'eau de l'aquarium.

En ce temps là, les tubes n'étaient pas très performants et avaient tous, plus ou moins, les mêmes caractéristiques. Depuis, les constructeurs de systèmes d'éclairage ont fait de grands progrès et fournissent des tubes très différents, tant en intensité lumineuse, qu'en spectre, ou encore qu'en qualité. C'est pourquoi, maintenant, il faut calculer l'éclairage sur une valeur sûre : le lumen (lm).

On voit trop souvent des aquariums très mal éclairés, même dans certains magasins. La plupart du temps, ils sont sous-éclairés. D'ailleurs, il faut signaler également que les galeries vendues avec des aquariums tout-équipés ne permettent pas, la plupart en tous cas, d'utiliser un nombre correct de tubes fluorescents. Les conséquences sont les suivantes :

Les plantes se développent très mal et la photosynthèse n'a pas lieu ou est insuffisante. On remarque la photosynthèse quand de petites bulles d'O2 (oxygène) s'échappent des feuilles. Plus il y en a, plus elle a lieu, et plus les plantes assimilent les éléments nutritifs mis à leur disposition. Elles en laissent ainsi moins pour les algues, qui disparaissent, tout simplement.

Après la disparition des algues, on dit que le bac est "vacciné" contre les algues... mais attention, elles sont toujours là en attente. Afin d'empêcher leur retour, il faut respecter et maintenir l'équilibre général établi.

Dans un aquarium bien équilibré, l'oeil de l'aquariophile devrait être attentif à une prolifération, même minime d'algues brunes... Comme ce sont des pionnières, elles apparaissent en premier. Elles sont le résultat d'un déséquilibre en progression. Il est alors temps d'effectuer les tests de base, pour tenter de cerner l'origine de ce problème, avant que les autres algues (qui suivent toujours les brunes) : les filamenteuses, les rouges, les bleues, etc... ne se réveillent pour envahir votre aquarium adoré. À ce stade, on peut enrayer facilement la prolifération de l'envahisseur !

De quel genre de tube avons-nous besoin pour nos aquariums ?

Jusqu'à des aquariums d'une hauteur de 60 cms, substrat compris, l'utilisation de tubes fluorescents est à recommander. Au delà de cette hauteur, on aura recours à d'autres types d'éclairage, comme les ampoules à vapeur de mercure (HQL) ou à iodures métalliques (HQI).

Il faut savoir que la plupart des plantes aquatiques que nous introduisons dans nos aquariums poussent dans des conditions totalement différentes dans la nature. Par exemple, Echinodorus tenellus, cette petite plante qui forme un très joli gazon sur toutes les surfaces libres du bac, poussent, en réalité, sur les bords des cours d'eau tropicaux... soit :

  • Ils ont les pieds dans l'eau, mais la tête au soleil.
  • Ils sont totalement dans l'eau mais près du bord, sous une hauteur d'eau peu importante.

C'est le cas de certaines plantes réputées difficiles à maintenir en aquarium comme les Rotala macrandra.

Toutes ces plantes ont donc besoin d'un éclairage intense et d'une bonne qualité : la lumière su Soleil. Il est donc très important de concevoir un éclairage qui s'en rapproche le plus possible !

L'incidence de l'éclairage sur les plantes

La lumière du Soleil est caractérisée comme suit :

  • Température de couleur = 6500° K (Kelvin)
  • IRC (Indice de rendu des couleurs) = 100.

Les plantes, contrairement à ce que l'on peut lire dans une certaine littérature, poussent différemment suivant la qualité de l'éclairage utilisé.

Un éclairage à base de tube fluorescent de couleur chaude (qui donne un aspect général assez jaune), c'est à dire dont la température de couleur se situe entre 3000°K et 4500°K, fait pousser les plantes en hauteur. L'espace entre chaque noeud sur les tiges est important. Par exemple, une plante comme Hygrophylla polysperma ne peut pas former un beau buisson bien dense, puisqu'elle est tentée de pousser en hauteur. Un beau bosquet de Cabomba sp. ne ressemble plus à grand chose au bout de peu de temps, car la plante pousse également trop en longueur.

Un éclairage à base de tube fluorescent de couleur froide (qui donne un aspect général très blanc), c'est à dire dont la température de couleur se situe entre 7000°K et 10000°K, fait pousser les plantes en largeur. Outre que l'aspect général du bac n'est pas très beau, à cause de cette couleur générale trop blanche, certaines plantes, contraintes à pousser davantage en largeur, auront d'énormes difficultés à croître. Certaines ont en effet besoin d'atteindre la surface (comme les Bacopa) afin de fleurir.

Dans les deux types d'éclairage, les plantes sont contraintes. Ce qui provoque une déformation de la plante en général, et cela va même jusqu'à une modification de la taille et de la forme des feuilles.

C'est pourquoi, pour maintenir à la fois un bon équilibre, et une croissance optimale des plantes, j'ai recherché et finalement trouvé le tube qui correspond le mieux à notre domaine. Le Biolux d'Osram est le plus performant des tubes, tant pour les plantes que pour les poissons. De plus sa lumière est somptueuse et on discerne parfaitement bien toutes les nuances de couleurs les plus fines.

  • Comme pour les Soleil, la couleur du Biolux est de 6500° K.
  • L'indice de rendu des couleurs (IRC) du Biolux est de 97. C'est ce qui nous permet de distinguer très précisément les vraies couleurs dans toutes leurs subtiles nuances.

Les plantes poussent alors de façon optimale, c'est à dire de manières équilibrée entre la largeur (épaississement = les plantes ne se défeuillent pas au pied) et la hauteur (espace entre les noeuds de chaque tige).

Il faut savoir que le Biolux émet également des UV A et B, mais mieux dosés que ceux du soleil, qui, comme chacun le sait, sont dangereux lors d'une longue exposition. Ici, ils sont adaptés au maintien de la flore et de la faune tropicales. Il vient d'être démontré, par un biologiste américain, que grâce aux UV A et B, les poissons sont capables de fabriquer leur propre vitamine D, ce qui est indispensable contre le rachitisme par une meilleure absorbtion du calcium. Certains poissons, réputés craintifs, viennent prendre des bains de lumière bienfaisante : C'est le cas, notamment, des Discus, que l'on confine habituellement sous des éclairages de faible intensité.

Certains plantes, les rouges, poussent bien mieux avec un Biolux qu'avec un GROLUX qui est totalement dépassé. le GROLUX a un IRC déplorable et déforme donc toutes les couleurs; Il a une couleur générale qui tire sur le rouge et le bleu qui est justement les spectre préféré des algues indésirables... et croyez-moi, dans ce domaine, le GROLUX (ou son cousin Fluora) est le roi des tubes !

De plus, est ce que vous seriez prêt, vous-même, à vivre continuellement dans une lumière violette ? Certainement non... Eh bien, il en va de même pour les poissons et les plantes !

Les algues sont des plantes !

Et oui... les algues sont des plantes très anciennes, puisque c'est probablement elles qui sont apparues en tout premier sur la Terre. Mais ce sont des plantes. L'éclairage est donc important et agit aussi bien sur les algues que sur les plantes supérieures... Il existe des tubes fluorescents avec un spectre contenant des "Trous à algues"... C'est le type TROCAL de chez Dennerle. Il est évident que ce type de tube n'est pas approprié pour la pousse des plantes. Si un tel tube agit contre la pousse des algues indésirables, ce qui est loin d'être prouvé, il agit également contre la pousse des plantes supérieures ! De plus, leur couleur chaude ne permet pas une pousse optimale en largeur.

Puissance de l'éclairage

Après des études faites sur la croissance des plantes, une intensité d'éclairage a été définie. Comme le Soleil brille pour tout le monde, et qu'il n'y en a qu'un seul, l'éclairage est donc équilibré pour, à la fois, les plantes et les poissons.

  • Pour un bac d'eau douce très planté, il faut compter entre 30 et 35 lumen par litre d'eau.
  • Pour un bac-biotope des lacs africains, donc avec assez peu de plantes, il faut comptez 20 lumen par litre.

Tout d'abord, il faut connaître le volume interne de la cuve, c'est à dire sans l'épaisseur du verre :

Longueur (moins 2 X l'épaisseur des vitres de côté)
Largeur (moins 2 X l'épaisseur des vitres frontale et de derrière)
Hauteur ( depuis le substrat jusqu'à la hauteur d'eau, c'est à dire la surface)

Formule du calcul du volume interne :

(L X l X H) / 1000

Prenons comme exemple un volume de 412 litres.

Ensuite, il faut connaître le nombre de lumen émis par le tube choisi :

Le BIOLUX existe en plusieurs wattages et longueurs :

Biologique - 15 watts 650 lms 438 millimètres de long
Biologique - 18 watts 1100 lms 590 millimètres de long
Biologique - 30 watts 1600 lms 895 millimètres de long
Biologique - 36 watts 2300 lms 1200 millimètres de long
Biologique - 58 watts 3700 lms 1500 millimètres de long

Prenons comme exemple un Biolux de 36 watts\120 cms qui émet exactement 2300 lumens.

Formule pour calculer l'éclairage d'un bac (pour 30 lumen par litre) :

(Volume interne X 30 à 35 lumen) / nombre de lumen émis par le tube

(412 X 30) / 2300 = 5,37

Dans ce cas, on arrondi au plus près, ce qui veut dire qu'il nous faudra 5 tubes Biolux de 36 watts\120 cms pour éclairer notre aquarium-exemple.

Par contre pour un bac représentant le biotope des lac africains, il nous faudrait seulement 3 tubes Biolux de 36 watts\120 cms.

Recommandations :

Certaines plantes à croissance lente, telles que les Anubia, ont besoin d'une lumière légèrement tamisées. L'éclairage optimal étant installé, on peut le tamiser naturellement de plusieurs manières, isolément ou ensemble :

  • Laisser grandir des Vallisneria.
  • Introduire quelques bulbes de Crinum thaianum, dont les feuilles larges et très logunes, viendront flotter à la surface. Leur entretien se fait en coupant la feuilles en biseau. Cette plante est de plus une excellente consomatrice de nitrates.
  • Placer quelques plantes de surface : Azolla caroliniana, Ceratopteris pteroides, Eichhornia crassipes, Utricularia.

Comme dans une telle configuration d'éclairage, les plantes photo-synthétisent à merveille. Elles assimilent donc bien mieux les nutriments mis à leur disposition, comme le fer, le CO2 etc... Il faut donc IMPÉRATIVEMENT compenser cette demande énergétique par un apport en gaz carbonique (CO2). Attention à l'utilisation de la méthode d'obtention de ce gaz par fermentation. Le gaz obtenu n'est pas pur. Il vaut mieux opter pour une bouteille de CO2 sous pression, de qualité alimentaire.

Utilisez un bon complexe d'engrais, et maintenez un taux de fer constant de 0,1mg/l (0,1 ppm suivant le test de fer [fe] utilisé). Ainsi les plantes supérieures utiliseront ce fer, ainsi que les autres nutriments, pour elles-mêmes, et n'en laisseront pas pour les algues indésirables.

Je conseille l'utilisation d'un complexe basé sur un engrais de base de longue durée contenant les macro-éléments, conjointement avec un engrais journalier contenant tous les oligo-éléments. Ce type d'engrais est le plus performant pour une pousse optimale des plantes.

Où trouver le Biolux ?

Voici les coordonnées Téléphoniques et Fax des Antennes régionales OSRAM. Ils doivent fournir la liste des revendeurs les plus proches de chez vous :

Centrale de renseignements
Tél. : 03 88 49 75 72

Mise à jour le Vendredi, 27 Mai 2016 18:47