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Posté : ven. 01 juil. 2005, 11:30
par Steph
Moi aussi j'aime bien le charbonnage :oops:

Posté : ven. 01 juil. 2005, 11:41
par inuit
ma fiancée aussi elle adore, d'ailleurs depuis qu'il y a les petits elle devient de pluys en plus comprehensive avec mon virus ...

ce qu'il y a de bien c'est qu'elle me conseille et me freine et ainsi m'eviter de tomber dans une fievre achteuse (surtout avec mes finances actuelles) ...

Posté : lun. 04 juil. 2005, 16:53
par madiscus
Génial JVB ton arbre! Comme ça a été évoqué, il faudrait que l'ADP compile les connaissances des éleveurs sur les croisements entre variétés.
Bien entendu, nous ne connaissons pas toujours l'origine de nos poissons et parfois ça peut expliquer beaucoup de choses: J'ai croisé un marlboro issu de marlboros avec un ghost dont je ne connaissais pas la provenance au début (j'espérais avoir des golden ghost maison), résultat 100% de turquoise rouge!!!! En fait le ghost était issu de 2 turquoises rouge qui eux-mêmes avaient un des parents ghost!! Moi j'ai vendu tous les petits et cassé le couple.
Je veux bien compiler tous les résultats de vos croisements et les rassembler dans une sorte d'organigramme à la Shaifulah Yeng. (voir Asian discus) ou faire passer les résultats de mes croisements si quelqu'un d'autre veut faire ce travail. Charge à JVB, s'il veut bien, de présenter artistiquement (à ce niveau là, c'est de l'art) le résultat par informatique. Pour que ce travail soit parlant, il faudrait comme l'a fait JVB des photos des géniteurs.

Posté : lun. 04 juil. 2005, 18:36
par guillaume
HECKEL a écrit :loi de mendel:
la progéniture sort à 25% comme le mâle
25% comme la femelle
50% d'hybride
Non, La loi de Mendel ce n'est pas ça.

Un monohybridisme de deux souches "pures" donne 100% de jeunes identiques à l'un des deux parents (celui dont le gène est dominant pour ce caractère donné) mais porteurs du gène (récessif) de l'autre parent pour ce même caractère.

Si on croise ces F1 entre eux on obtient alors les F2 (Loi de ségrégation) 25% identiques au grand-père (même phénotype et même génotype pour ce caractère, donc homozygotes pour ce caractère, donc "purs") 25 % de jeunes identiques à la grand-mère (même phénotype et même génotype pour ce caractère, donc homozygotes pour ce caractère, donc "purs") et 50% de jeunes identiques au parent dont le gène est dominant sur ce caractère donc ayant le même phénotype mais un génotype différent des grands-parents mais identique à celui des F1.

Ce qui complique tout c'est que :

1. Les souches de départ sont quasiment toujours hétérozygotes (donc ne sont pas "pures")

2.Elles n'ont souvent pas seulement un seul caractère différent, il s'agit souvent de poly-hybridisme avec parfois des caractères associés.

3. Il y a des cas de co-dominance entre les gènes, le poisson présentera alors un phénotype différent de ses géniteurs, combinant les aspects des deux caractères.

4. Il peut se produire des mutations génétiques spontanées.

Posté : lun. 04 juil. 2005, 19:13
par jvb
Bonjour Guillaume, bien content de te relire.

donc on trouve ici l'importance de connaitre au plus loin l'origine des discus... Mais c'est pas toujours évident. l'idéal est de partir de sauvages, et encore nous ne savons pas toujours si il y a eu plusieurs hybridations même en milieu naturel entre plusieurs variétés.

C'est pour cela que je trouve difficile de calculer... je pense que ce qui prime c'est la pratique répétée et les essais. Du moins à notre niveau.

Posté : mar. 05 juil. 2005, 09:50
par HECKEL
un petit texte concernant les travaux du père de la génétique:


"Pour la totalité des caractères étudiés, 100 % des hybrides obtenus sont identiques. Par exemple, le croisement d'un pois à graines lisses (P1) et d'un pois à graines ridées (P2) donne toujours une génération F1 où tous les individus sont des pois à graines lisses. Le facteur « graines ridées » est donc récessif par rapport au facteur « graines lisses » (qui est qualifié de dominant). C'est la première loi de Mendel dite d'uniformité des hybrides.
En F2 (génération obtenue par autofécondation de F1), on peut démontrer par des expériences de croisement-test, l'existence de trois génotypes différents :
50 % d'hétérozygotes (un allèle dominant associé à un allèle récessif) identiques aux parents (F1 = hybride),
25 % d'homozygotes dominants, de phénotype identique à celui des F1,
25 % d'homozygotes récessifs de phénotype différent de celui des F1.
C'est la deuxième loi de Mendel ou loi de disjonction des allèles qui est le résultat de la méiose.


Schéma d'hybridationEn dihybridisme la distribution composite des 2 caractères (quatre phénotypes) est la combinaison de deux distributions monohybridiques indépendantes 3/4 [A] et 1/4 [a]
soit 9/16 [AB] 3/16 [Ab] 3/16 [aB] 1/16 [ab].

C’est la troisième loi de Mendel dite d'indépendance des caractères qui n'est pas applicables aux gènes liés.

Les résultats de trihybridismes (8 phénotypes) se prédisent aisément : 27 [ABC] 9 [ABc] 9 [AbC] 3 [Abc] 9 [aBC] 3 [aBc] 3 [abC] 1 [abc].




En conclusion, Mendel propose que les caractéristiques héréditaires des vivants sont gouvernées chacune par une double commande (une paire d'allèles) et que seule une sur deux est transmise au descendant par chaque parent. C’est le fondement de la génétique qui va démarrer au début du XXe siècle. Du même coup, avec les premiers pas d’une biologie quantitative se développeront les statistiques . Il publie ses travaux en 1865 dans « Experiments in Plant Hybridization »."

Posté : mar. 05 juil. 2005, 13:29
par guillaume
Je préfère ça à la première "version"...

Posté : mar. 05 juil. 2005, 13:35
par guillaume
jvb a écrit :Bonjour Guillaume, bien content de te relire.

donc on trouve ici l'importance de connaitre au plus loin l'origine des discus... Mais c'est pas toujours évident. l'idéal est de partir de sauvages, et encore nous ne savons pas toujours si il y a eu plusieurs hybridations même en milieu naturel entre plusieurs variétés.
Mais justement, dans les cas où on ne connait pas leur historique, la compréhension des principes de bases des lois de la génétique permet de retrouver l'origine des souches en observant leur descendance sur plusieurs générations.

Posté : mar. 05 juil. 2005, 13:42
par guillaume
jvb a écrit :
je pense que ce qui prime c'est la pratique répétée et les essais. Du moins à notre niveau.
Quel que soit le niveau, la pratique ne sert à rien rien si elle ne se base pas sur la théorie. Et la théorie est inutile si elle n'est pas vérifiée par la pratique.

Des essais peuvent, bien entendu, être faits mais ils doivent reposer sur un programme d'élevage cohérent.

Etre éleveur ne se limite pas à mettre un mâle et une femelle ensemble.

Posté : mar. 05 juil. 2005, 13:50
par jvb
c'est pour cela que j'ai mis "a notre niveau" enfin tout du moins "à mon niveau" car avec les poissons que j'ai et les origines inconnues de chacuns je n'ai nullement la possibilité d'appliquer ces théories génétiques.

Posté : mar. 05 juil. 2005, 13:58
par guillaume
HECKEL a écrit :un petit texte concernant les travaux du père de la génétique:


"En F2 (génération obtenue par autofécondation de F1), on peut démontrer par des expériences de croisement-test, l'existence de trois génotypes différents :
50 % d'hétérozygotes (un allèle dominant associé à un allèle récessif) identiques aux parents (F1 = hybride),
25 % d'homozygotes dominants, de phénotype identique à celui des F1,
25 % d'homozygotes récessifs de phénotype différent de celui des F1. "
On peut préciser que :

les 25 % d'homozygotes dominants, de phénotype identique au F1 (mais de génotype différent) seront aussi identiques (même phénotype et même génotype) à leur "grand-parent" (P) qui possède le gène dominant.

les 25 % d'homozygotes récessifs de phénotype différents des F1 seront identiques (même phénotype et même génotype) au grand-parent (P) qui possède le gène récessif.

les 50 % d'hétérozygotes identiques à leurs parents (F1) ont aussi le même génotype que les F1 et qu'il est différent de ceux des grand-parents (P).

Ainsi on comprend comment ces lois peuvent permettre, d'après l'étude des F2, de "retrouver" le phénotype et le génotype de leurs grands-parents.

Posté : mar. 05 juil. 2005, 13:59
par guillaume
jvb a écrit :c'est pour cela que j'ai mis "a notre niveau" enfin tout du moins "à mon niveau" car avec les poissons que j'ai et les origines inconnues de chacuns je n'ai nullement la possibilité d'appliquer ces théories génétiques.
Justement, si !

Posté : mar. 05 juil. 2005, 14:01
par jvb
alors comment faire, doit-on reproduire X génération de discus avant de vérifier les théories ou est-ce valable sur la première génération même si on ne connais pas ses origines (je parle ici d'hybrides bien entendu)...

Posté : mer. 06 juil. 2005, 09:20
par HECKEL
guillaume a écrit:
"Je préfère ça à la première "version"..."

en effet, elle est très réductrice puisqu'elle ne fait pas apparaitre les grands parents.

Posté : mer. 06 juil. 2005, 09:22
par HECKEL
guillaume a écrit:

"Quel que soit le niveau, la pratique ne sert à rien rien si elle ne se base pas sur la théorie. Et la théorie est inutile si elle n'est pas vérifiée par la pratique. "

nom de nom que je suis d'accord avec cette phrase!
çà fait vraiment plaisir de te lire :wink: