congélation des vitamines
Posté : dim. 06 mars 2005, 19:39
Certains d’entre vous semblent se poser des questions sur la congélation des Vitamines (compléments vitaminés) ajoutés à la pâté maison. Je vais essayer de vous donner mon avis qui, peut-être, en intéresse d’autres.
Les vitamines sont un groupe hétérogène de composés organiques qui agissent comme élément essentiel d’une multitude de réaction biologique. A l’origine Funk (un biologiste polonais) a découvert la première vitamine, une amine -le principe antibéribérique (vitamineB1). Depuis tous ces composés organiques mis en évidence par les biologistes, même s'ils différaient complètement des composés chimiques aminés reçurent le nom de vitamines. Le terme « vitamine » utilsé par Funk vient du latin « vita » qui signifie vie et du suffixe amine donc composé aminé esentiel à la vie, Les chercheurs les rangent en 2 groupes : Les vitamines hydrosolubles ou solubles dans l'eau, C, P ou C2 et celles du groupe B ; les vitamines liposolubles ou solubles dans les corps gras, A, D, E, K. Elles sont toutes indispensables à l'entretien des tissus, à la libération et à l'utilisation de l'énergie fournie aux cellules par les différents nutriments. Il est essentiel de bien comprendre que chacune d’entre elles entre dans des réactions bien spécifiques et qu’il n’est donc pas possible en cas de carence de remplacer telle vitamine par une autre.
La stabilité des vitamines dépend de leur nature chimique et il n’est donc pas possible de généraliser. Par exemple la Vitamine C (ac. Ascorbique) est l’une des plus instable (elle est notamment sensible au pH alcalin, à la lumière, à la chaleur et à l’oxydation). Cependant il est clair, que pour leur très grande majorité, les vitamines ne sont pas altérées par la congélation. C’est la cuisson et l’oxydation qui détruisent les vitamines.
Comme je l’ai dit pour les médicaments, le problème de l’utilisation des vitamines chez nos amis les poissons est ailleurs. Nous avons trop tendance à faire de l’hommo-mimétisme. La question que nous devrions nous poser devrait être : cette vitamine est-elle indispensable à mes poissons et quelle dose utiliser ».
J’ai commencé à regarder ce problème qui n’est pas simple. Je prendrai le cas le plus connu : la Vitamine C. Dans le monde animal seules quelles rares espèces (notamment l’homme) sont incapables de produire leur Vitamine C et dépendent d'un apport extérieur (par l’alimentation). Qu’en est-il de nos poissons, il y a peu de données, et en particulier aucune à ma connaissance sur le discus. Cependant par analogie à certains cichlidés (Tilapia aurea ; Cichlasoma urophtalmus ; Astronotus ocellatus ) il semble que nos discus, comme la truite et le saumon, soient incapables de synthétiser leur propre Vitamine C. Compte tenu de son rôle important dans la formation du squelette, des branchies et dans le fonctionnement du système immunitaire je pense qu’il serait souhaitable de l’ajouter à l’alimentation. De plus, il s’agit d’une vitamine hydrosoluble, elle ne présence donc pas de toxicité et en cas de surdosage elle est simplement éliminée par dialyse rénale. Maintenant, à quelle dose, les études menées sur l’Oscar montrent qu’une dose de 25mg/kg d’aliment est suffisante pour permettre une croissance optimale (plus 50% de poids quand même par rapport au contrôle sans vitamine C après 6 mois de traitement quotidien) sur d’autres espèces les doses sont similaires mais peuvent être portées à 40, voire 100 mg/kg.
En guise de conclusion :
Contrairement aux idées reçues la congélation n’altère pas les vitamines et vous pouvez donc continuer sans remord à congeler vos aliments après ajout de compléments vitaminés
Dans le cas de la Vitamine C il me parait souhaitable de l’ajouter à raison de 25 à 50 mg/kg d’aliments.
Compte tenu de son instabilité face à l’oxydation il me semble préférable d’utiliser des formes stabilisées qui existe maintenant et qui n’altèrent en rien les propriétés mais permettent de maintenir celle-ci plus longtemps dans nos aquariums. (à vérifier sur vos compléments vitaminés)
Je vais regarder la composition des compléments vitaminés qui sont disponibles pour nos aquariums, et je ferai un petit résumé de leur utilité et conditions d’utilisation.
Les vitamines sont un groupe hétérogène de composés organiques qui agissent comme élément essentiel d’une multitude de réaction biologique. A l’origine Funk (un biologiste polonais) a découvert la première vitamine, une amine -le principe antibéribérique (vitamineB1). Depuis tous ces composés organiques mis en évidence par les biologistes, même s'ils différaient complètement des composés chimiques aminés reçurent le nom de vitamines. Le terme « vitamine » utilsé par Funk vient du latin « vita » qui signifie vie et du suffixe amine donc composé aminé esentiel à la vie, Les chercheurs les rangent en 2 groupes : Les vitamines hydrosolubles ou solubles dans l'eau, C, P ou C2 et celles du groupe B ; les vitamines liposolubles ou solubles dans les corps gras, A, D, E, K. Elles sont toutes indispensables à l'entretien des tissus, à la libération et à l'utilisation de l'énergie fournie aux cellules par les différents nutriments. Il est essentiel de bien comprendre que chacune d’entre elles entre dans des réactions bien spécifiques et qu’il n’est donc pas possible en cas de carence de remplacer telle vitamine par une autre.
La stabilité des vitamines dépend de leur nature chimique et il n’est donc pas possible de généraliser. Par exemple la Vitamine C (ac. Ascorbique) est l’une des plus instable (elle est notamment sensible au pH alcalin, à la lumière, à la chaleur et à l’oxydation). Cependant il est clair, que pour leur très grande majorité, les vitamines ne sont pas altérées par la congélation. C’est la cuisson et l’oxydation qui détruisent les vitamines.
Comme je l’ai dit pour les médicaments, le problème de l’utilisation des vitamines chez nos amis les poissons est ailleurs. Nous avons trop tendance à faire de l’hommo-mimétisme. La question que nous devrions nous poser devrait être : cette vitamine est-elle indispensable à mes poissons et quelle dose utiliser ».
J’ai commencé à regarder ce problème qui n’est pas simple. Je prendrai le cas le plus connu : la Vitamine C. Dans le monde animal seules quelles rares espèces (notamment l’homme) sont incapables de produire leur Vitamine C et dépendent d'un apport extérieur (par l’alimentation). Qu’en est-il de nos poissons, il y a peu de données, et en particulier aucune à ma connaissance sur le discus. Cependant par analogie à certains cichlidés (Tilapia aurea ; Cichlasoma urophtalmus ; Astronotus ocellatus ) il semble que nos discus, comme la truite et le saumon, soient incapables de synthétiser leur propre Vitamine C. Compte tenu de son rôle important dans la formation du squelette, des branchies et dans le fonctionnement du système immunitaire je pense qu’il serait souhaitable de l’ajouter à l’alimentation. De plus, il s’agit d’une vitamine hydrosoluble, elle ne présence donc pas de toxicité et en cas de surdosage elle est simplement éliminée par dialyse rénale. Maintenant, à quelle dose, les études menées sur l’Oscar montrent qu’une dose de 25mg/kg d’aliment est suffisante pour permettre une croissance optimale (plus 50% de poids quand même par rapport au contrôle sans vitamine C après 6 mois de traitement quotidien) sur d’autres espèces les doses sont similaires mais peuvent être portées à 40, voire 100 mg/kg.
En guise de conclusion :
Contrairement aux idées reçues la congélation n’altère pas les vitamines et vous pouvez donc continuer sans remord à congeler vos aliments après ajout de compléments vitaminés
Dans le cas de la Vitamine C il me parait souhaitable de l’ajouter à raison de 25 à 50 mg/kg d’aliments.
Compte tenu de son instabilité face à l’oxydation il me semble préférable d’utiliser des formes stabilisées qui existe maintenant et qui n’altèrent en rien les propriétés mais permettent de maintenir celle-ci plus longtemps dans nos aquariums. (à vérifier sur vos compléments vitaminés)
Je vais regarder la composition des compléments vitaminés qui sont disponibles pour nos aquariums, et je ferai un petit résumé de leur utilité et conditions d’utilisation.