Personnellement, si j’étais toi, je ne traiterais pas mon bac communautaire avec du flubendazole directement dans l’eau…
Je m’explique…
Tout d’abord, rien ne dit dans ta description des symptômes qu’il s’agit réellement de vers de la peau ; car la « gratouille » est un symptôme extrêmement fréquent et non pathognomonique….
On peut ainsi l’avoir fréquemment dans les maladies parasitaires à protozoaires ou même bactériennes, du fait aussi d’une augmentation des nitrites ou des particules trop nombreuses en suspension après un nettoyage dans un bac, ou encore suite à une sécrétion trop importante de mucus due à une pathologie autre que des vers…
Je pense donc que c’est un peu précoce en l’absence d’autres symptômes plus spécifiques des vers de la peau, d’en venir à traiter ce bac avec cette molécule dont l’action est ciblée et qui, soit dit en passant, n’est pas anodine…
Ainsi, le flubendazole dans l’eau peut ne pas être toléré et s’avérer toxique pour les escargots, entraînant de ce fait leur mortalité suivie d’une pollution et de la dégradation de la flore bactérienne avec toutes les conséquences qu’on connaît (montée d’ammoniaque et/ou de nitrite…). De plus, d’après Bernard de chez DF, il semble aussi que le traitement des bacs communautaires avec ce produit puisse être néfaste aussi aux poissons de fond, du fait des conséquences précédemment citées sur la dégradation du biotope de l’aquarium.
Concernant la molécule du flubenol easy proprement dite, c’est du flubendazole, tout comme le fluvermal.
La seule chose qui change, c’est le dosage qui est de 100mg pour le fluvermal en cp contre 220mg pour le flubenol préconise chez DF.
Le pincipe actif est donc le même, et il n’y a pas plus de risque à utiliser une forme plutôt que l’autre, si on respecte, bien évidemment, les dosages préconisés.
D’ailleurs, c’est le même laboratoire pharmaceutique qui fabrique les deux médicaments dont l’un est « commercialement » indiqué pour l’usage humain, et l’autre, pour l’usage vétérinaire…
Quoi qu’il en soit, à l’heure actuelle, je préfère utiliser le levamisole plutôt que le fluvermal quand il s’agit de traiter dans l’eau, mais je n’utilise ces deux molécules qu’en bac hôpital pour pouvoir toujours parer rapidement à une intoxication ou à un effet secondaire imprévu.
Enfin, je ne suis pas persuadée non plus que les ramirezi, très sensibles aux traitements chimiques, en général, et aux dégradations des caractéristiques de l’eau, vont apprécier ce type de traitement…
En conclusion, à ta place, face à ce type de symptômes non spécifiques, et si vraiment il n’y a rien de plus marqué orientant vers un diagnostic de vers de la peau, ainsi qu’aucune dégradation des paramètres de l’eau (NO2 0, NO3 bas, PH et température adéquate…), j’opterais plus pour un traitement général à large spectre avec un produit du style de esha 2000 qui ne dégrade en rien les bactéries du bac et est très bien toléré par la majorité des poissons…
En plus, si cela ne marche pas rapidement, on peut aussi le coupler à un autre produit de la même marque, qui complète très efficacement l’action du premier produit, en agissant sur d’autres parasites que ceux ciblés par ce dernier…
