Alors, voilà, bonjour à tous, je m’appelle Sophie, 33 ans bientôt, ex-parisienne, je suis arrivée dans le sud il y a une vingtaine d’années.
Je vis maintenant dans une petite commune proche de Hyères dans le Var, avec mes deux chiens et un rat ( tous les 3 récupérés dans de piteux états), aux cotés de mon mari, qui me « supporte » avec ma ménagerie, laborieusement mais courageusement, depuis quasiment 14 ans maintenant.
Et je reconnais que sur ce point, il a bien du mérite, car je lui en ai ramené un paquet de « bébêtes » abîmées à remettre en état à la maison, durant toutes ces années (souris, hamster, lapin, oiseaux, chinchilla…) !!!
Professionnellement, après avoir fait de longues études dans le domaine de la Biologie (parmi lesquelles, des études vétérinaires avortées pour problème financier), j’ai été technicienne polyvalente ou spécialisée dans de nombreux laboratoires d’analyses de Biologie et de Biochimie, avant de devenir infirmière.
A part ça, j’ai toujours été proche de la nature et des animaux depuis ma plus tendre enfance, et cela n’a fait que s’exacerber à l’adolescence, où j’ai commencé à passer tout mon temps libre à faire du bénévolat dans les ranchs ou les refuges, et chez les vétos du coin.
J’ai eu mon premier aquarium tout équipé de 60l à 13 ans pour mettre des tortues de floride très mal en point, « torturées» (peinture rouge indélébile, carapaces percées…) par d’autres gamins mal intentionnés, et que je venais de récupérer pour leur éviter la poubelle…
Ayant beaucoup grossi, je leur ai évidemment offert un 96 l pour qu’elles soient plus à leurs aises, et forcément j’ai commencé à m’intéresser aux poissons exotiques pour remplir mon 60, désespérément trop vide à mon goût…
Et voilà, c’était parti.
Après, cela, je n’ai plus arrêté et me suis inscrite dans un club où je me suis investie comme bibliothécaire, et où j’ai eu la chance de côtoyer Feu JC Nourrissat qui m’a beaucoup appris sur les cichlidés.
Par la suite, j’ai presque tout maintenu, mais je n’ai pu réellement assouvir mes désirs aquariophiles et démarrer dans le discus, qu’en quittant mes parents, à 19 ans, pour aller vivre avec mon cher et tendre, beaucoup plus tolérant, à cette époque, sur la place accordée à cette passion dans un habitat….
J’ai donc eu par la suite un 220 puis un 240 puis un 450 et encore un autre…
On a déménagé plusieurs fois, et à chaque fois, comme c’était un peu plus grand, je négociais, longuement mais sûrement, pour en avoir un autre, mais bien entendu, en conservant les anciens !!!:idea:
Au début, j’en ai mis dans toutes les pièces, mais après, j’ai fini par tous les rassembler dans le salon par commodité pour les changements d’eau qui devenaient laborieux, quand il s’agissait de descendre et de remonter les bidons pour les aquariums se trouvant à l’étage.
En plus, mon mari commençait sérieusement à en avoir plus qu’assez des inondations et autres débordement d’eau au pied de son lit !!!
A ce jour, il me reste donc 2 450l + 1 200l+ 1 100l dans le salon + un 450l et un 100l en eau, à ma disposition le cas échéant, chez un de mes amis, passionné également par les discus, et que j’ai contaminé il y a quelques années, au grand désespoir de sa femme...
Au total, j’ai maintenant une trentaine de discus, et plus un seul pan de mur du salon disponible pour rajouter un autre bac, au grand soulagement de mon époux adoré !!!
Cela fait 14 ans que je me suis « spécialisée » dans la récupération de discus mourrant, ou presque, en provenance de particuliers ou d’animaleries, et qui étaient destinés, généralement, à la poubelle.
Aucun ne m’a coûté bien cher à l’achat, puisqu’ils étaient tous généralement petits (4 à 6 cm ), et n’étaient plus vendables du fait de leurs états désastreux ; cependant, bien qu’ils ne soient pas tous très beaux et soient, pour la majorité d’entre eux, d’une extrême banalité, comparés aux nouvelles variétés de discus que l’on peut trouver aujourd’hui, ils ont tous, pour moi, une grande valeur sentimentale, car je me suis battue souvent de longs mois pour les récupérer et arriver, parfois, à en faire de merveilleux poissons pouvant parvenir à atteindre l’age vénérable de 10 ans, malgré leur mauvais départ…
L’age aidant, je me suis un peu calmée à ce niveau, et je souhaite limiter maintenant l’entrée de discus à « retaper », pour renouveler progressivement la population de mes bacs avec des discus de qualité ; et qui sait, me lancer peut être dans la grande aventure de la repro vu que, jusqu’à maintenant, je n’ai jamais été plus loin que le stade de la nage libre en communautaire.
Voilà, je pense avoir fait le tour, et j’espère ne pas trop vous avoir « barbé » avec tout çà…
Quoi qu’il en soit, je vous remercie encore tous pour votre accueil chaleureux, il y a peu…
Au plaisir de vous lire…
Sophie.
