Quarantaine
Posté : mer. 29 avr. 2009, 06:47
Après lecture de la fiche technique intitulée quarantaine, j'ai pas mal de commentaires à faire.
Tout d'abord l'intérêt de la quarantaine est de pouvoir surveiller l'apparition d'éventuelle maladie qui étaient en incubation au moment de l'achat, habituer un poisson à son nouveau microbisme et diagnostiquer et éventuellement soigner des pathologies dont on sait qu'elles ne se déclareront pas forcément en quarantaine. Le but est de protéger le nouveau poisson mais surtout l'ensemble des autres.
L'idée du poisson test est inspiré de ce qui peut être fait dans certains élevages de salmonidés. On met un bassin en aval de la pisciculture (c'est à dire qu'il reçoit les effluents de toute la pisciculture) contenant des poissons d'une espèce différente mais plus sensible à la maladie qu'on veut tester. ça veut dire que si la maladie concernée est en train d'émerger, ce sont ces poissons plus sensibles qui vont mourir en premier (ou déclarer la maladie)et ça permettra de mettre en place des moyens de maitrise préventif pour le reste du cheptel.
Dans la fiche technique, on parle d'un poisson de la même espèce et robuste. Qui vous dit que s'il est mis en contact avec un poisson porteur sain, il ne va pas devenir lui même porteur sain à son tour?
Donc à mon avis, cette démarche n'est pas très pertinente.
Pour habituer le poisson à un nouveau microbisme, il suffit de faire des changements d'eau avec l'eau provenant des autres bacs (c'est à dire pas ou peu d'eau neuve puisque l'eau neuve a un microbisme extrêmement limité).
Pour poser un diagnostic, c'est là où ça coince car à moins d'en acheter un grand nombre et d'autopsier un échantillon représentatif (ce que je ne suis pas personnellement prêt à faire), c'est pas évident.
Donc par précaution, il vaut mieux partir du principe que le poisson est susceptible d'avoir tous les maux de la terre même s'il ne les manifeste pas et de procéder à des traitements adaptés.
Une quarantaine sans traitement, c'est inutile car ça ne protège en rien le reste de l'élevage. A titre d'exemple, un poisson faiblement parasité ne manifestera pas de symptômes mais si vous le vermifugez pas avant de rejoindre les autres, ça peut créer des problèmes. Ce qui est sournois, c'est que ce n'est pas forcément dans la foulée de l'introduction du nouveau mais ça peut mettre des mois voire des années avant de se déclarer.
A titre d'exemple on peut lire assez souvent sur des forums qu'un poisson a subitement déclaré des symptômes évoquant la présence de monogènes branchiaux suite à l'introduction d'un nouvel arrivant. C'est une énorme connerie de croire ça. Les monogènes se multiplient assez lentement et il en faut un certain nombre pour que ça commence à chatouiller un poisson. Donc le problème était déjà assez ancien et le nouvel arrivant n'a rien à voir là dedans mais a simplement révélé le problème sous-jacent lié à une quarantaine négligée à un moment donnée.
Tout d'abord l'intérêt de la quarantaine est de pouvoir surveiller l'apparition d'éventuelle maladie qui étaient en incubation au moment de l'achat, habituer un poisson à son nouveau microbisme et diagnostiquer et éventuellement soigner des pathologies dont on sait qu'elles ne se déclareront pas forcément en quarantaine. Le but est de protéger le nouveau poisson mais surtout l'ensemble des autres.
L'idée du poisson test est inspiré de ce qui peut être fait dans certains élevages de salmonidés. On met un bassin en aval de la pisciculture (c'est à dire qu'il reçoit les effluents de toute la pisciculture) contenant des poissons d'une espèce différente mais plus sensible à la maladie qu'on veut tester. ça veut dire que si la maladie concernée est en train d'émerger, ce sont ces poissons plus sensibles qui vont mourir en premier (ou déclarer la maladie)et ça permettra de mettre en place des moyens de maitrise préventif pour le reste du cheptel.
Dans la fiche technique, on parle d'un poisson de la même espèce et robuste. Qui vous dit que s'il est mis en contact avec un poisson porteur sain, il ne va pas devenir lui même porteur sain à son tour?
Donc à mon avis, cette démarche n'est pas très pertinente.
Pour habituer le poisson à un nouveau microbisme, il suffit de faire des changements d'eau avec l'eau provenant des autres bacs (c'est à dire pas ou peu d'eau neuve puisque l'eau neuve a un microbisme extrêmement limité).
Pour poser un diagnostic, c'est là où ça coince car à moins d'en acheter un grand nombre et d'autopsier un échantillon représentatif (ce que je ne suis pas personnellement prêt à faire), c'est pas évident.
Donc par précaution, il vaut mieux partir du principe que le poisson est susceptible d'avoir tous les maux de la terre même s'il ne les manifeste pas et de procéder à des traitements adaptés.
Une quarantaine sans traitement, c'est inutile car ça ne protège en rien le reste de l'élevage. A titre d'exemple, un poisson faiblement parasité ne manifestera pas de symptômes mais si vous le vermifugez pas avant de rejoindre les autres, ça peut créer des problèmes. Ce qui est sournois, c'est que ce n'est pas forcément dans la foulée de l'introduction du nouveau mais ça peut mettre des mois voire des années avant de se déclarer.
A titre d'exemple on peut lire assez souvent sur des forums qu'un poisson a subitement déclaré des symptômes évoquant la présence de monogènes branchiaux suite à l'introduction d'un nouvel arrivant. C'est une énorme connerie de croire ça. Les monogènes se multiplient assez lentement et il en faut un certain nombre pour que ça commence à chatouiller un poisson. Donc le problème était déjà assez ancien et le nouvel arrivant n'a rien à voir là dedans mais a simplement révélé le problème sous-jacent lié à une quarantaine négligée à un moment donnée.